Malaise et arrêt cardiaques : que faire ?


Voici les bons gestes à avoir si une personne fait un malaise cardiaque ou un arrêt cardiaque devant vous.

Comment reconnaître un malaise cardiaque ?

La victime se plaint d’une violente douleur dans la poitrine. Cette douleur la serre comme un étau. La victime est angoissée. Elle peut avoir également mal dans un bras, dans la mâchoire, dans le dos, au ventre…


Que faire ?
  • Mettre la victime au repos : lui proposer de s’allonger, sauf si elle préfère une autre position.
  • Lui poser quelques questions :
    • lui demander depuis combien de temps la douleur s’est installée ;
    • lui demander si c’est la première fois qu’elle ressent cette douleur ;
    • lui demander ce qu’elle fait quand elle a ce genre de douleur (prise d’un médicament particulier…) ;
    • l’interroger sur son état de santé habituel : traitement en cours, maladies particulières, hospitalisation.
  • Si la victime possède le médicament qu’elle prend habituellement pour ce genre de douleurs, l’aider à prendre le(s) médicament(s) comme l’a prescrit le médecin traitant (même nombre, même type…).
  • Alerter les secours et transmettre tous les renseignements en votre possession.
  • Surveiller la victime jusqu’à l’arrivée des secours.

Pourquoi agir ainsi ?
  • En installant la victime en position de confort, vous évitez qu’elle ne s’agite et vous permettez qu’elle se repose confortablement en attendant les secours.
  • En l’interrogeant sur son état de santé habituel, et en la questionnant, vous permettez, lors de votre contact avec le médecin, que celui-ci prenne mieux connaissance des problèmes médicaux de la victime, pour une meilleure prise en charge par les secours.
  • En l’aidant à prendre le(s) médicament(s) comme l’a prescrit le médecin traitant (même nombre, même type…), vous évitez qu’elle ne se déplace et ne se fatigue encore plus.

En aucun cas vous ne devez donner d’autres médicaments que ceux prescrits par le médecin traitant pour ce genre de douleur.


Arrêt cardiaque


Dans le cas d’un arrêt cardiaque, la victime est inconsciente et ne respire pas, elle ne répond pas à une question simple et ne réagit pas quand on débute les manœuvres de réanimation. L’arrêt cardiaque chez l’adulte fait le plus souvent suite à : un arrêt de la respiration, une maladie du cœur comme l’infarctus du myocarde.


Arrêt cardiaque : comment réagir ?

La victime est inconsciente ou ne réagit pas :

  • Basculez prudemment sa tête en arrière en tirant le menton vers le haut pour éviter que la langue ne tombe en arrière dans la gorge et ne gêne la respiration de la victime ; regardez dans la bouche pour retirer d’éventuels corps étrangers visibles.
  • Vérifiez l’absence de respiration : le ventre et la poitrine de la victime ne se soulèvent pas ; aucun bruit n’est entendu et aucun souffle n’est perçu.
  • Alertez : envoyez un témoin alerter les secours ou, si vous êtes seul, alertez vous-même les secours.
  • En attendant que les secours arrivent, pratiquez immédiatement deux insufflations par le bouche-à-bouche, chaque insufflation entraînant un soulèvement de la poitrine.

Si, après avoir pratiqué le bouche-à-bouche, la victime ne réagit toujours pas, pratiquez en alternance massage cardiaque et bouche-à-bouche de la manière suivante :

  •  Réalisez 15 compressions dans la moitié inférieure du sternum à une fréquence de 100 par minute.
  • Après les 15 compressions du sternum, réalisez de nouveau 2 insufflations efficaces.
  • Replacez sans délai vos mains dans la moitié inférieure du sternum et réalisez 15 nouvelles compressions de la poitrine. Continuez ainsi en alternant 15 compressions de la poitrine avec 2 insufflations jusqu’à l’arrivée des secours.
  •  Vérifiez régulièrement (toutes les minutes environ) si la victime respire ou si elle réagit. Si la victime ne respire toujours pas, poursuivez la réanimation cardio-pulmonaire.

La technique du bouche-à-bouche
  • Maintenez d’une main le menton de la victime vers le haut et ouvrez sa bouche en utilisant le pouce.
  •  Avec l’autre main sur le front, maintenez la tête en arrière et pincez le nez pour empêcher toute fuite d’air.
  •  Appliquez votre bouche largement ouverte sur celle de la victime.
  • Soufflez de façon progressive jusqu’à ce que la poitrine de la victime commence à se soulever.
  •  Redressez-vous et reprenez votre souffle tout en regardant la poitrine de la victime s’affaisser.
  • Réalisez une nouvelle insufflation et ainsi de suite.

La position latérale de sécurité (PLS)


La victime respire, dans ce cas, il faut l’installer sur le côté :

  •  Agenouillez-vous à côté de la victime et alignez ses jambes.
  • Placez son bras le plus proche de vous à l’angle droit de son corps et pliez son coude tout en gardant la paume de sa main tournée vers le haut.
  • Posez le dos de la main opposée contre son oreille qui se trouve de votre côté et maintenez-la (ceci pour assurer la stabilité de la nuque et limiter les risques de lésion de la colonne cervicale).
  • Avec l’autre main, attrapez la jambe opposée, juste derrière le genou. Relevez-la tout en laissant le pied à plat au sol.
  • Faites rouler lentement le corps en tirant sur le genou vers vous, en tenant la main de la victime contre son oreille. Lorsque le genou de la victime est au sol, retirez votre main de sous sa tête tout en maintenant son coude pour que sa tête ne bouge pas.
  • Ajustez la jambe pliée, de sorte que la hanche et le genou soit à angle droit et viennent, en prenant appui sur le sol, stabiliser la victime.
  • Ouvrez sa bouche.

 En aucun cas vous ne devez laisser sur le dos une victime inconsciente qui respire.


La technique du massage cardiaque
  • Agenouillez-vous près du thorax de la victime allongée sur un plan dur (pas sur un lit) et dénudez-lui la poitrine.
  • Placez le talon d’une main dans la moitié inférieure du sternum sans appuyer sur son extrémité inférieure, et placez l’autre main sur la première en entrecroisant les doigts ou en les gardant bien décollés de la poitrine.
  • Réalisez des appuis réguliers, verticaux, de 4 à 5 cm tout en gardant les bras tendus sans décoller les mains du thorax au cours des relâchements à une fréquence de cent par minute.
  • Intercalez deux insufflations par le bouche-à-bouche toutes les quinze compressions thoraciques.

 

Src: futura-sciences.com // © Croix-Rouge française

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